Bulle Ogier @ NOVA
Demain dans l'Eléphant effervescent, Mélanie s’entretient avec Bulle Ogier, l’une des plus grandes actrices françaises qui fut dans les 60’s et 70’s l’égérie du cinéma d’auteur (elle a travaillé avec Rivette, Téchiné, Duras, Fassbinder, Bunuel ou encore Barbet Schroeder).
Aujourd’hui, c’est une nouvelle génération de cinéastes qui se la dispute (Tonie Marshall, Xavier Beauvois ou encore Marion Vernoux). Nourrie dès l’adolescence d’existentialisme, de surréalisme, de contre-culture et d’auteurs non conformistes (Henry Miller ou Nabokov), Bulle Ogier peut se targuer aujourd’hui d’avoir bâti l’une des filmographies les plus éblouissantes du septième art...
La Cinémathèque française à Paris lui rend hommage en présentant une belle rétrospective de ses films (jusqu’au 27 mai 2012). Une occasion de voir ou revoir La Salamandre (1971) d’Alain Tanner qui a fortement contribué à forger une certaine image de Bulle Ogier pour le public (peut-être aussi pour les cinéastes…), Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) de Luis Buñuel, Mariage (1974) de Claude Lelouch, La Troisième génération (1979) de Rainer Werner Fassbinder, Vénus beauté (institut) (1999) de Tonie Marshall. Mais aussi d’autres moins connus : Bel ordure (1973), le premier long-métrage de Jean Marboeuf, cinéaste trop oublié, Candy Mountain (1988) cosigné Robert Frank et Rudy Wurlitzer, un de ses très rares rôles en anglais, ou Circuit Carole (1995), autre premier long signé Emmanuelle Cuau. Ainsi, bien évidemment que les films qu’elle a tournés avec Marguerite Duras (Agatha et les lectures illimitées, Des journées entières dans les arbres, Le Navire Night), à qui la liait une longue complicité aussi bien cinématographique que théâtrale, Eduardo de Gregorio (l’un des principaux collaborateurs de Rivette dans les années 80), Werner Schroeter, Daniel Schmid, Xavier Beauvois ou Manoel de Oliveira (Mon cas et Belle toujours, vraie-fausse suite du Belle de jour de Buñuel, dans lequel Bulle Ogier incarne une autre Séverine, après Catherine Deneuve). A vrai dire, tout (ou presque) est à voir, dans une filmographie presque sans faute.
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