DEEP END, de Jerzy Skolimowski
Le Londres des années 60 n’était pas aussi glamour ou swinging qu’on l’a dit. Jerzy Skolimowski le voit plutôt dans Deep End comme un mini-enfer claustrophobe qui se referme sur un étudiant employé d’une piscine, dont le béguin pour une collègue plus âgée vire à l’obsession. Sauf que la vie de cette fille n’est pas plus brillante, entre un fiancé terne et une liaison avec un des maîtres nageurs, marié.
Au son de Cat Stevens et de Can, Deep end est autant une satire des mœurs anglaises qui commençaient à peine à se décoincer qu’ un cours d’éducation sentimentale d’autant plus doux-amer qu’il prend en compte un certain réalisme.
Surtout quand il rappelle que l’amour peut être aussi exaltant que destructeur.
Deep End de Jerzy Skolimowski
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