Cracks, de Jordan Scott
Dans la famille Scott, voici Jordan, fille de Ridley et nièce de Tony. Les chiens ne faisant pas des chats, elle a hérité d’un certain sens de l’esthétisme, reconnaissable dès les premières images de Cracks.
La rejetonne s’accroche cependant à un autre modèle en suivant l’arrivée d’une aristocrate espagnole dans un pensionnat de jeunes filles anglaise dans les années 30. Elle ne va pas troubler que les élèves, mais aussi la prof de natation aux méthodes trop modernes pour l’institution.
Cracks veut boucler la même quadrature que celle du Cercle des poètes disparus, en suivant à la lettre un similaire récit initiatique. Miss Scott se fait encore plus intéressante quand elle dissipe une atmosphère éthérée par un regard acerbe sur l’évanescence des adolescentes en filmant la mue de gamines sages en chipies dépassées par leur cruauté ou une adulte – Eva Green, étonnante- pas si émancipée que ça.
Bien sur, une autre « fille de » - Sofia Coppola et son Virgin suicides- est déjà passée par là, mais Cracks , inattendue galerie de personnages tout en fissures, n’en est pas moins un très honorable premier plongeon.
Cracks, de Jordan Scott
En salle le 30/12/09
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