12, de Nikita Mikhalkov
Un jury délibère dans un procès pour homicide. Tous semblent certains de la culpabilité de l’accusé. Sauf un qui va renverser la conviction des autres.
Ca vous rappelle quelque chose ? Oui, forcément: 12 hommes en colère, le grand classique hollywoodien réalisé par Sidney Lumet dans les années 50.
Nikita Mikhalkov le réadapte de l’autre côté du rideau de fer, aujourd’hui. Cette fois-ci, les jurés doivent se prononcer sur le cas d’un jeune tchétchène accusé d’avoir tué son beau-père, un officier militaire russe.
12 est un drôle de remake, visant à faire le portrait de la Russie de Poutine, son huis clos judiciaire faisant le procès de mécanismes de pensées faisant froid dans le dos. Tout en tentant de réhabiliter une certaine volonté de survivre et se battre dans un endroit aussi chaotique que brutal.
Un choix surprenant de la part d’un cinéaste qu’on dit désormais inféodé au pouvoir en place. 12, plaidoyer pour l’émergence d’une vérité en devient une preuve, estomaquante, de l’ambiguïté de ce pays, entre fierté obsolète et soif de rébellion.
12, de Nikita Mikhalkov, en salles le 10 février 2010
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