La Seine Électronique
Quelques-uns des plus jolis noms de toutes les scènes électro réunis ce vendredi sur les quais de seine, Paris, à l'initiative de SFR.
Une soirée organisée par une grande marque qui deviendrait l'un des rendez-vous immanquables de la musique électronique hexagonale ?
Ca pourrait sembler impossible, c'est pourtant vrai.
SFR a certes des moyens, mais surtout des oreilles grandes ouvertes. Il n'y a qu'à regarder le succès mérité de ses dernières soirées SFR Live Concerts pour en avoir le coeur net. Et de saliver à l'idée de la prochaine.
Le principe est assez simple : un endroit enchanteur et une programmation qui, en plus d'être d'excellente facture, a été bien pensée : les SFR Live Concerts, ce sont des mixs élégants de valeurs sûres, d'artistes en pleine montée, et de jeunes pousses de la scène techno et électro internationale.
Après 3 années consécutives au Grand Palais, Paris (rien que ça), l'opérateur délocalise son min-festival dans la futuriste Cité de la Mode et Du Design, sur les quais de Seine, pour son édition numéro 4 qui se tiendra ce vendredi 26 octobre.
Focus sur trois têtes d'affiche pour autant de générations d'artistes.
JORIS DELACROIX, LES NAPPES ELECTRONICA
La fraîcheur ! La jeunesse ! L'enthousiasme ! Le je m'en-foutisme, le non-respect, l'impolitesse ! D'un point de vue personnel, c'est l'une des grandes découvertes de ces derniers mois, même si certains d'antre vous le connaissent sans doute depuis plus longtemps - ne me jugez pas. Des boucles hypnotisantes qui s'écoutent aussi bien à 7h du matin qu'après le déjeuner dominical de mes parents, parsemées de petites voix récurrentes, placées, précises...
Sinon, pour l'état civil, Joris Delacroix est un français de 24 qui apprend le solfège dès 4 ans, puis commence la musique alors qu'il n'a que 16 ans ; par opposition à la french touch agressive et saturée (ça n'est pas péjoratif) des têtes de proue de l'écurie Ed Banger, Delacroix, outre un vilain prénom, nous emmène dans des nappes oniriques, mélodiques et planantes très appréciables. L'exemple parfait ? Son génial "Maeva". Un univers bien particulier pour ce sudiste, résident à La Dune de Motpellier, à découvrir absolument ce vendredi, avant que tout le monde ne s'arrache les places du prodiges.
Ce genre de types desquels vous pourrez dire à vos amis "ah bah tu vois, je te l'avais dit". Promis.
HOUSSE DE RACKET
Un duo français dont le nom signifie qu'ils sont venus "racketter la house". Des connaissances de longue date de Nova, puisque vous avez peut-être déjà entendu leur house teintée de pop (ou le contraire, c'est selon) en Nuit Zébrée ou en live chez Mélanie Bauer (vidéo ci-dessous).
Pierre et Victor aiment le tennis et "Discovery" de Daft Punk ; ils s'en sont faits un groupe. Riche et ouverte, leur musique est influencée de leur discothèque mais également des collaborations avec des arrangeurs de qualité comme Gonzales ou Renaud Létang pour leur premier album paru en 2008 "Forty Love".
Les anciens musiciens occasionnels de Air ou Phoenix (ils sont originaires de Chaville, sud-ouest connexion donc) ont su, apparition après apparition, son après son, imposer leur touche particulière, acclamée aujourd'hui autant par le public , que la critique, que les publicitaires.
Des hommes en forme, quoi.
GREEN VELVET, LA LEGENDE TECHNO
La jolie histoire commence le 26 avril 1968 à Chicago, le jour où Curtis Jones pousse son premier cri (photo d'illustration). Le jeune Curtis quitte assez rapidement Chi-town pour la Californie et une maîtrise de chimie. 1991, n'y tenant plus, il abandonne son cursus scolaire pour s'abandonner à la musique.
Sous le pseudo de Cajmere, il sort ses premiers maxis, quelque part entre house et acid-house et rencontre assez rapidement un premier succès d'estime avec le morceau "Percolator", anthem techno assénant avec régularité que "it's time for the percolator" (récemment remixé par Major Lazer). Green Velvet, c'est le pseudo qu'il se garde pour ses compo uniquement instrumentales, généralement plus techno.
C'est sous ce nom qu'il signera son plus grand succès en 1995 : "Flash".
Depuis, il a beaucoup collaboré avec Carl Cox et, après une longue absence discographique, est revenu dans les bacs en 2011 avec "Series #001", qui sous-entend donc que le verdâtre compte bien s'y remettre sérieusement.Trente ans de carrière vouées au culte de Dieu (Green Velvet est extrêmement croyant - chrétien- et assure qu'il a beaucoup écrit directement pour God), une référence pour les plus âgés, une excellente occasion de potasser son histoire pour ceux qui ne le connaissent pas encore.
Nova est partenaire de cette jolie soirée et même si nous ne l'avions pas été, nous aurions bien été obligés de nous incliner devant cette programmation qui comprend également The Shoes, Blackstrobe et NCZA/Lines. Cela se passera dans 4 jours et dans la superbe Cité du design et de l'Industrie et il reste encore quelques places disponibles.
Si vraiment vous avez une bonne excuse d'avoir loupé cette soirée, vous êtes pardonné : David Blot rejouera quelques lives enregistrés sur place dans son NovaClub du samedi soir.
Plus d'infos en cliquant ici.



























