Worldwide Festival
L'arc-en-ciel qui dure un quart d'heure, personne ne l'admire plus. Brassens, le petit gars de Sète, avait raison. Mais si la merveille dure cinq jours de suite, l’extase devient obligatoire.
Voilà pourquoi depuis trois mois, on ne voit pas comment éviter le Worldwide Festival cette année. Sa programmation unique nous donne le tournis : elle ne ressemble à aucune autre. Puis on a tellement envie de changer du modèle de festival habituel. Gilles Peterson semble avoir trouvé la solution.
Là-bas, il y a la plage, le port, le théâtre, le soleil, les bikinis, la world, le tropicalisme, la qualité, l’avant-gardisme. Les Quechua, les ados, les chapiteaux, les bourrés-relous n’y seront sans doute pas (plus de dix ans qu’on en bouffe). La différence, la nouveauté, ça nous manque. Restent quelques embûches : les Eurocks la semaine d’avant, Dour la semaine d’après, la traversée de La France, les hôtels archicomplets, les accreds inchopables…
Georges a tranché : Tout le restant m'indiffère, J'ai rendez-vous avec vous !
MERCREDI 06 JUILLET 2011
C.R.A.C. Dix heures de route sous le soleil, ça esquinte. A Sète, ça klaxonne à tous les coins de rue. Tempérament du sud. La clim’ dans la chambre ? Un peu qu’on va la prendre. Tongs aux pieds, c’est le signal des vacances. Arrivés au Centre Régional d’Art Contemporain (CRAC, ça pète non ?), on s’étonne de voir un dj jouer devant une centaine de personnes exaltées. Une scène off sans doute. On retire nos pass tout en demandant au staff comment arriver à temps à la plage pour voir BATHS. Ils nous conseillent les bus et l’Office de Tourisme. Nightmares on Wax, Hudson Mohawke : il a bon goût le dj improvisé. Trente minutes de marche, le temps de constater que la ville est sacrément défraichie et d’assister à nos premières Joutes locales (sorte de battle de Don Quichotte sur barque de tuning). Tout juste avant de prendre le bus, une vieille habitante nous sauve la mise : il n’y a aucun concert à la plage aujourd’hui, tout se déroule… au CRAC ! C’était donc Baths le dj inconnu ? Merde. Sympa l’équipe d’orga qui nous a mal dirigé… 17h, retour à la scène pour profiter d’AWESOME TAPES ON AFRICA. Tout est dans le titre : un enchaînement de morceaux de K7 rares ramenées d’Afrique. Plaisant, unique, mais confus sur la longueur. J’irais suivre son blog. Le soleil tape fort : les premières pintes comptent double. 18h, PROMMER & BARCK, soit Jazzanova & Drumlesson. Pas étonnant d’entendre s’entremêler house, soul, jazz et sonorités sud-américaines. Agréable mais sensation mitigée par l’impression de percus préenregistrées et une attitude parfois condescendante.
Théâtre de La Mer 21h, nous découvrons, bouche bée, Le Théâtre De La Mer. Un amphithéâtre à ciel ouvert, face à la mer. Fabuleux. La scène sert aujourd’hui de dance-floor, les djs jouant en tribunes. SUNDAE, résident de festival, ambiance comme il peut avec sa disco-house. Un peu vide, l’enceinte se remplit à 22h tapante pour GILLES PETERSON. Au menu, grand brassage sono-mondiale avec tous les classiques du moment (Jamie XX remix Adèle, Girl Unit, Charlie Winston…) ! Les enchaînements ne sont pas superbes, mais la qualité et l’éclectisme de la set-list rattrape le tout. Une émission radio Worldwide en live. La BBC à Sète ! 00h30, on ne reste que quelques minutes pour profiter du pourtant légendaire DJ HARVEY. C’est dans la continuité de Gilles. Mais le voyage a eu raison de nous.
La suite et l'intégralité du livereport des 5 jours vécus au Worldwide (Gilles Peterson, RKK, Flying Lotus, Cut Chemist, James Blake...), c'est ici.
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Le report vidéo officiel du festival (jour par jour) :
http://www.youtube.com/user/worldwidefestival#p/c/9910695EC6209CE1
Enjoy :)
Pour voir les reports officiels du festival, jour par jour :
http://www.youtube.com/user/worldwidefestival#p/c/9910695EC6209CE1
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