Un jour aux Francofolies de Montreal
Michael Jackson vient peut-être de mourir, mais c'est à Alain Bashung qu'est dédiée la 21ème édition des Francofolies de Montréal.
Dix jours entamés hier sous le discours ému de la ministre du tourisme. Au programme cette année on trouve des français qui prennent l'avion (Oxmo Puccino, Arthur H, Jane Birkin, Juliette Gréco, Ariane Moffat...) des québécois qui connaissent leur quartier autant qu'ils découvrent leur succès (Coeur de Pirate) ou encore des anglais qui vont jouer en français (Nouvelle vague, Martha Wainwright).
Avec le hasard on peut aussi croiser des artistes dans l'avion, pour un entre-deux planant.
Spleen, chanteur français d'origine camerounaise s'est laissé apprivoiser pour un temps. « Comme un enfant » son second album est sorti à la rentrée dernière. Enchaînant les concerts depuis, il développe une voix soul, des slams doucement éperdus, et un hip-hop rocailleux pour cicatriser ses infinies blessures de coeur. Spleen est aussi le genre de garçon à s'abandonner à une interview improvisée dans une salle de sport d'hôtel. Accélérant le rythme de course de son tapis, il regrette cette carrière de handballer qu'il aurait pu mener, il parle un peu des filles -ses éternelles sources d'inspiration- et pleure la disparition de Michael Jackson.
Si le microcosme parisien lui donne volontiers une réputation d'enfoiré de crooner, disons plutôt qu'il a le coeur penché sur les belles rencontres, et qu'elles rythment son quotidien. Spleen est une sorte de poète qui disparaît de temps à autres, habité par de nombreux projets. Un film en photo à tourner à New-York au mois d'août, une tournée avec les CocoRosie en septembre, et un Opéra Rock à partir du 9 octobre à la Cigale à Paris, pour se poser de nouvelles questions, développer de nouvelles émotions, être encore un étrange garçon.
- 1 de 6
- ››


