Les pieds sur Terre - Un tour en Afrique (3)
Hiver 2010, je vais traverser la mer Méditerranée en partant de Marseille. Et puis de Dakar, parcourir l’Afrique de l’ouest. Je pars à l’aventure, sur la route, au gré des rencontres. Avec le matériel nécessaire pour organiser des ateliers de peinture de rue avec les enfants. Mon carnet à dessins en main, les yeux et les oreilles grand ouverts.
J’ai un peu le blues après trois jours de gros rhume + fièvre déclenchés par une insolation et le climat de Dakar, plus frais et humide que celui de la Casamance…
… et puis ce quartier de Keur Khadim, triste et petit bourgeois, totalement vide le week end et le jour de pâques. Dans ces cas-là, plutôt que de me lamenter sur mon nombril, j'opte pour la seule solution que je connaisse, prendre le taureau par les cornes : à défaut d'autre chose, je pars à l'aventure.
Visiter Dakar les jours fériés est un réel plaisir, il n'y a presque personne, et donc pas de hordes de vendeurs de tout et n'importe quoi persuadés de leur mission commercialisante et de l'indispensabilité pour moi d'acheter 12 paires de lunettes à l'heure, quelques centaines de claquettes en plastique made in china, ou autre subtilité du génie nippon... le bonheur quoi. çà et là, quelques taxis qui klaxonnent sans réelle conviction…
Le calme total, la gare, le marché kermel, sandaga, le quartier plateau… Assis par terre en train de dessiner je passe inaperçu ; c'est presque incroyable.
En revenant vers mon quartier de mort, je m'arrête avec appétit dans un quartier vivant et animé, biscuiterie, quartier pop, il y a des gens partout, les gamins jouent au foot au milieu des bagnoles, des cars rapides, ça grouille, ça rigole, on trouve toutes sortes de choses à boire, à manger, un millions de sono à donf.
Je revis, c'est la fête, je découvre Dakar tel que je pouvais l'imaginer, les gens me disent "bonzour", sans me coller, ils s'en foutent en fait, ils ne vivent pas du commerce avec les toubabs, c'est bon, je suis comme un poisson dans l'eau.
Je retrouve l'ambiance que j'ai connue à Ziguinchor ou à Kaolack.
Il n'y a pas à tortiller, c'est toujours dans les quartiers les plus pauvres, avec les gens les plus simples, ceux qui n'ont rien et qui le partagent - et surtout qui n'ont pas peur de perdre quelque chose ou de se le faire voler - que je me sens le mieux.
Ce soir, c'est mon anniversaire.
J'achète un paquet de Winston et puis je m'assoie, un sandwich brochettes, un fanta, tranquille, peinard…
Je me souhaite un bon anniversaire.
(à suivre sur NovaPlanet et sur le Facebook de Un Charles).
- 1 de 7
- ››



Yes tu m'a fait kiffé mec , jpar un mois (juillet) au sénégal pas loin de Dakar un peu à l'aventure (enfin je l'espère). Je te remercie pour cet avant gout plutot satisfaisant :)
bonjour charle j aimerai etre a ta place quel chance moi je vien de passer un moi en amerique du sud mes gens sont adorable aussi bon courage pour la suite et bon voyage
Joyeux anniversaire UnCharles...
Merci pour ces récits!
http://www.zicmeup.com/groupe/otubalajah/