4L Trophy - La Fin
Nous voici rentrés du Maroc après une dernière épreuve en autonomie totale durant deux jours. Une épreuve qui s’est déroulée sans problème, accompagné d’une dernière nuit forte agréable dans le désert marocain.
Mis à part quelques soucis techniques avec la renommée « Novamobile » pour atteindre la France, aucun pépin n’est à signaler, malgré quelques grosses frayeurs sur les pistes ensoleillées du pays hôte, et un magnifique moment de solitude après que nous nous soyions ensablés au beau milieu d’un oued un peu mou …
Mon pilote et moi-même s’accordons pour dire que ce fut une expérience forte. Au-delà du défi sportif (qui nous a amené a roulé quelques bornes de plus que ce que le road-book indiquait), les rencontres que nous avons faites là bas resteront des souvenirs mémorables de cette aventure.
Outre les conversations entre étudiants au coin du feu, sous les tentes berbères, en plein désert ou encore autour d’un moment convivial d’échanges de fin de journée, nous avons fais la connaissance de quelques individus berbères. Mohammed, Abdoul et les autres, sur un air de tamtam improvisé, nous proposant une tasse de thé, réunis autour d’une flamme incandescente reflètant toute la chaleur humaine qui les habite.
Nous nous souviendrons longtemps des visages des enfants du désert regardant passer ce feu de 4L multicolores, un sourire et une petite main se balançant de droite à gauche en guise de bonjour, les larmes de joie de la présidente de l’organisation « Enfants du Désert » après avoir comptabilisé les 80 tonnes de fournitures scolaires rapportées, ou encore le sourire de ces enfants repartant dans leur foyer, un cartable rempli d’accessoires qui leur permettront de toucher à l’enseignement (toujours un peu plus qu’avant !)
A tous les sceptiques et autres Anonyme(s) : Nous ne sommes pas Noë, et nous ne pouvons pas sauver le monde tel que nous ne l’avons pas conçu. Mais au moins nous avons fait progresser un peu les choses.
Sachez que dans le désert il n’y a pas de connexion Internet, et qu’après les quelques commentaires que nous avons pu lire, nous ne pensons pas que vous puissiez être auprès de ces personnes que nous avons rencontrées. Peut être, en d’autres temps, êtes-vous sur tous les fronts pour les nécessiteux marocains. Au moins nous y étions et, le temps d’une semaine, nous avons fait un maximum pour contribuer à leur offrir des jours meilleurs.
Vous pouvez décrier ce projet, son colossal montage financier (et nous en sommes conscients), mais n’enlevez pas aux étudiants qui n’ont pas la chance de participer à des œuvres humanitaires leur fierté quand la chance leur est offerte de pouvoir apporter un peu de bonheur.
- 1 de 6
- ››


