Nova Solidaire
Les Solidays ont battu tous les records d'affluence cette année. Plus de 168 000 festivaliers sont venus apporter leur pierre à la lutte contre le sida et danser au son d'une programmation worldwide comme on les aime (Winston Mc Anuff, N.E.R.D, Staff Benda Bilili, Femi Kuti, Congopunq...).
Entre 15h et 3h du matin samedi, le Nova crew s'est relayé pour offrir 12h de radio en direct de l'Hippodrome de Longchamp. En plein milieu du Village, entre les spectacles des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence et les séances de dédicace, le studio Nova a accueilli la crème des scènes solidaires.
Fanga, Tumi and the Volume, Chinese Man, Miss Kittin, Phoebe Killder, General Elektriks, Smod, Wax Tailor, Mc Solaar, Féfé, Congopunq, Jil is Lucky, le parrain du festival Marco Prince et même Jack Lang ; ils sont tous passés donner des nouvelles au micro de l'équipe, avant que le Nova Club n'enflamme la nuit de samedi à dimanche.
Les Solidays ont aussi été l'occasion de découvrir les combats ciblés des associations luttant contre le VIH, sous l'immense chapiteau du village associatif. De nombreuses associations africaines sont venues partager la lutte permanente qu'elles mènent sur le continent le plus touché.
Différents corps de métiers étaient aussi représentés, comme le personnel hospitalier venu parler de la discrimination dont sont victimes les homosexuels et les séropositifs dans le public. Aussi quelques groupes socio-culturels plus inattendus étaient là pour défendre leur lopin de solidarité. C'est le cas par exemple d'O'Stand, qui fait de la prévention contre le virus du Sida auprès des punks, un marché niche, c'est peu de le dire.
Et puis les reporters Nova se sont donnés en journalisme gonzo pour couvrir les à-côtés des festivités. Tous les recoins du week end ont été explorés, tous ceux qui fusionnent ces trois jours, interrogés.
Entre les douches du camping, le réveil des campeurs, le saut à l'élastique après avoir mangé un grec, les secouristes affairés, la guerre des techniciens entre le son et la vidéo, les cuistots qui mijotent à la chaîne, les cours de secourisme à la Croix Rouge, les festivaliers noctambules enivrés, les dragueurs qui ne veulent pas repartir leur tente vide, Nova était sur tous les fronts.
Les reporters ont aussi déniché des moments de grâce comme le trou de mémoire de Philippe Douste-Blazy - l'ancien ministre de la santé ne se rappelant pas du nom du professeur français ayant découvert le virus du Sida (Luc Montagnier).
Il y a eu aussi le match de ping pong opposant le MC et le bassiste de Hocus Pocus ou encore les leçons de pose de préservatif par tous les festivaliers.
Jusqu'aux travailleuses du sexe, interrogées sur le chemin du retour, dans le bois de Boulogne. À quelques encablures de l'entrée du festival, leur exposition au virus est quotidienne.
Un extrait de ces instants juste en dessous.
200 concerts, 80 artistes, 100 associations et 3000 bénévoles ont parler d'une seule voix pour faire un peu plus avancer les choses, ce week end. La lutte continue.
Merci à Marie Poppers, Charly, et Guillaume, pour les reportages.
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