Le retour de l'emmerdeur
Cheveux rouges, bagouzes à chaque doigt, bas de jogging, lunettes clignotantes et calculettes accrochées aux chaussures, Lee Scratch Perry et ses 75 printemps déboulent sans complexes sur la scène de l’Elysée Montmartre.
« Happy Birthday to you, Happy Birthday to youuuu » entame une salle comble acquise à la cause de the upsetter, l’emmerdeur. C’est l’anniversaire de Scratchy.
A Paris, samedi dernier, Lee Scratch Perry venait fêter ses trois quarts de siècle d’existence et une carrière longue comme mon bras. Il faut dire que Perry, le plus endurant des producteurs, est l’un des seuls de sa génération à être encore en activité – pour ne pas dire en vie.
Long est le chemin parcouru par le petit bonhomme de la campagne jamaïcaine ; champion de dominos, danseur, manoeuvre... Puis il rencontre Coxsone, dont il devient le petit protégé. Le Salvador Dali du reggae (la formule est de Lloyd Bradley), véritable sorcier du son, a tout au long de sa carrière révolutionné le visage de la musique jamaïcaine avec son légendaire studio, le Black Ark, auquel il mit lui-même le feu à la fin des années 70’s, confortant ainsi le bon paquet de gens qui le prenait déjà pour un fou.
Lee Scratch Perry a vécu plusieurs vies et d’autres les raconteront beaucoup mieux mais samedi, à Paris, comment ne pas tomber sous le charme de ce monsieur, quelque part entre légende vivante et petit bonhomme fou ?
Accompagné de ses amis - et notamment des Congos, Lee déboule sur scène sous les hourras, et la nonchalance de ses 75 ans n’enlève rien à la fraicheur du producteur.
Ceci dit, malgré un charisme intact, il va falloir que le papi arrête de chanter car il n’est aujourd’hui plus que l’ombre vocale de lui-même.
Mais à une époque où l’on parle déjà de carrière au bout de trois ans d’existence et deux albums, quelle belle leçon d’humilité que ce neat little man qui remercie, larmes aux yeux, un public venu lui rendre l’hommage qu’il méritait.
Samedi, l’Elysée Montmartre était comble. Et les nappes de weed qui enfumaient la salle n’enlevaient rien au charme du concert anachronique de l’homme qui a découvert Bob Marley.
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L'homme qui a transformé la table de mixage et son enregistreur 4 pistes à bande en instrument de musique à part entière. Même si vocalement il n'est plus que l'ombre... de ce qu'il n'a jamais été, le reggae, la jamaïque, lui doivent tellement.
Nuff respect mista Scratchy !
Merci Nova pour le report, les images, le son (kiff les Congos : Cédriiiiic)
rapH
Un dingue ! je vous dit ! Un génie ce papi !
Le Magicien Fou à encore frappé !
il à vraiment sa signature et une oreille incomparable, il faudra suivre la génération à venir, sais ton jamais ?.
Il à bien du semer des graines notre homme.
Aller doucement n'empêche pas d'arriver. Parole de Rasta !
de la bonne graine, même ! Omar Perry digne fils de son père
a déja fait des concerts en France. La relève à découvrir ....
yeah, lee scratch, une légende vivante!
incroyable la carrière de ce type, merci pour les images
Aïe aïe aïe merci à vous merci à lui!