Il l'aura, son dollar
Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand toute la rédaction bouillonne d’effervescence à quelques minutes de l’arrivée d’un artiste, il y a fort à parier qu’il s’agisse du chouchou du moment. Depuis le temps que celui qui a besoin d’un dollar donne de la voix dans les enceintes de Nova, tous attendaient fiévreusement sa venue pour un petit live piano voix…
Aloe Blacc entre dans le hall l’air de rien. Souriant, calme, petit polo violet, le chanteur dégage une sérénité et une humilité à toute épreuve. Le jeune trentenaire de LA tourne pourtant sur toutes les platines depuis que son hymne « I need a dollar » est devenu le générique de la série à succès « How to make it in America ».
Alors, le succès, la médiatisation ? « Je suis très heureux de ce qui m’arrive, explique t’il simplement. Tout artiste rêve qu’on s’intéresse à son travail à un moment donné, j’espère juste ne pas décevoir ». Il faut dire que tout le monde de la musique vend son album « Good Things » à sortir en octobre comme le plus attendu de l’histoire de Stones Throw. Bon, il y a sans doute un peu d’exagération.
Malgré sa voix de crooner qui pue la soul à plein nez, Aloe Blacc n’a pas appris à chanter à l’église, comme pas mal de chanteurs américains. Il vient d’une famille de musiciens, originaire du Panama. La maison, avec papa au ukulélé, c’était calypso, merengue et soca. Aloe Blacc tire de cette culture un vrai amour de la musique. Il nous explique qu’en ce moment, il explique à son neveu comment voir la musique, à voir le son physiquement, regarder un vinyle, à ce petit qui trouve que l’I-Pod est magique.
Les influences du Blacc tapent large, de Joni Mitchell à Cat Stevens, en passant par LL Cool J, Marvin Gaye, Sam Cooke ou l’éternel Jackson. Mais malgré cette culture du chant, c’est en tant que MC qu’Aloe Blacc a commencé sa carrière. Avec le DJ producteur Exile, le duo revendique la filiation Native Tongue – la famille de A Tribe Called Quest ou De la Soul. Leur hip hop put ressembler à du Gangstarr, avec des prods jazzy et le flow d’Aloe à son image : calme, réfléchi, technique. Voir le clip de More Than You Know.
Mais finalement, Aloe est passé au chant, un costume qui lui va à merveille. Pour lui, la différence ne se fait pas tant dans la voix que dans l’écriture : « il faut passer de textes de rap à 20 mots par ligne à des chansons de 6-8 mots par ligne. Forcément, il faut simplifier le message ». D’où I need a Dollar. Efficace.
Aloe s’installe au piano, sa voix fera le reste. Pour les parisiens qui aiment, il sera ce soir en concert gratuit pour une Block Party place Stalingrad, avec notamment Oxmo Puccino et Common. A voir absolument. Aloe Blacc repart comme il est arrivé, humblement, les yeux rieurs, grand ouverts.
Aloe est venu, Aloe a vu, Aloe verra.
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Moi aussi je le veux ce dollard !!!!
J'ai "decouvert" son nom d'artiste en allant à l'enregistrement de Taratata....alors que j'avais accroché sur ce morceau que je ne me laissais pas d'entendre.
Quelle voix, en duo avec Yael Naim, un melange DELICIUS.....et dégoûtée de ne pas pouvoir en entendre plus de lui en solo!! inutile de preciser que je me suis precipitee sur mon pc pour en decouvrir plus. indeniablement un artiste de charisme dont je suivrais la route
Merci pour ce pur moment d'Aloe dans vos murs.
B.
bravo à la rédaction qui sait mettre le paquet quand il s'agit de faire se rencontrer les talents même si ça nous coûte nos petits secrets qui nous restent.
frriisssons freeson
WOW je m'incline devant cette merveille musicale. Chapeau bas