Cannes, bilan inattendu - 1ère partie
Entre le vent, le volcan, les absents ou les polémiques, on était en droit de s’attendre au pire avec le Cannes abyssal annoncé. Et pourtant cette 63ème Èdition du Festival de Cannes n’a eu de cesse d’émerveiller, de surprendre, en revenant au dessein premier de la Quinzaine, célébrer tous les cinémas. Le palmarès singulier qui vient de tomber confirme cette tendance. Retour sur 10 jours placés sous le signe de l’inattendu, dont Nova a saisi toute l'essence.
On a pu entendre au milieu des 4 000 journalistes accrédités que la Sélection Officielle manquait de panache, sans le défilé d’étoiles hollywoodiennes habituel des marches. Mais cette audace du sélectionneur officiel de l'équipe de Cannes, Thierry Frémaux, a été saluée par Monsieur Tim Burton, président du jury conquis par ce choix peu académique. Un téléfilm, Carlos d’Olivier Assayas, un premier film, Mon bonheur de Sergei Loznitsa, un seul Américain, Fair Game de Doug Liman, des habitués, oui, mais les pointus (Takeshi Kitano, Ken Loach).
Les lauréats, surtout, témoignent de cette nouvelle vague insufflée par la Sélection : un long-métrage tchadien, Un homme qui crie, prix du jury, un scénario lyrique coréen, Poetry, primé, un cinéaste thaïlandais, Apichatpong Weerasethakul, qui a eu du mal à sortir du chaos de Bangkok pour présenter son film et recevoir la Palme d’or, deux français imprévus, Xavier Beauvois et Mathieu Amalric, récompensés pour leur talent…La Croisette a montré un visage plus polyvalent pour asseoir sa place de festival du cinéma sans visa.
Cette année, plus que jamais, le Festival a aussi fait la part belle aux autres sélections. Et elles sont nombreuses, entre Un Certain Regard, la Semaine de la Critique ou encore la Quinzaine des Réalisateurs. C’est dans ces concours parallèles que l’on a pu voir la majorité des trouvailles partagées en direct de Cannes par Mélanie Bauer sur Radio Nova.
Par exemple Women Are Heroes, du photographe JR, qui nous a raconté ce voyage au fil des femmes ou Benda Bilili !, qui retrace le parcours du Staff Benda Bilili dans les faubourgs de Kinshasa. C'est dans ces présentations analogues que l'on a pu découvrir les nouvelles formes du cinéma. Des longs-métrages filmés entièrement à l'appareil photo Canon 5D, comme le Rubber de Quentin Dupieux, aka Mr. Oizo, ou le "jaillissement" de la 3D, jusqu'au porno, dont a parlé le clan Marc Dorcel sur Nova.
Si Godard, sélection Un Certain Regard, blasé, a snobé le tapis rouge, Mick Jagger est venu, à la surprise générale, défendre le documentaire Stones in Exile, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Le docu parle de l’enregistrement épique de l’album Exile on Main Street. "Dans les 60’s/70’s, on était jeunes, beaux et cons. Aujourd’hui on est juste cons" nous a dit le leader des Rolling Stones avant de lever le rideau sur ces images d’archives exclusives. Dans la série rockeurs sur le retour, Henry Padovani, Corse de naissance, créateur et guitariste de The Police par la suite, est revenu sur son parcours dans Rock'N Roll...of Corse !, projeté sur la plage à la belle étoile.
La suite, bientôt.
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moi jcroi en nova, le reste c'est des betises dont on a apas besoin
avis perso
moi ce que j'en ai retenu de ce festival de cannes c'est l'exelent live de "hair brush" @ la divine comedie ....
moi , du festival de cannes 2010 j'en ai retenu un tres bon live de "hair brush" @ la divine comedie ....