Black Panthers Story, Part II
Cet article fait suite à Black Panthers Story, Part I à consulter ici.
Lorsque Emory Douglas débute dans l’organisation, il n’est alors qu’un artiste révolutionnaire (cf clip de David Murray réalisé à partir de ses illustrations ci-dessous) mais le parti évolue de plus en plus et ses rangs grossissent jour après jour.
Il faut se structurer. Douglas devient alors le ministre de la Culture du mouvement : « Nous devions créer des ministères pour structurer, organiser la venue des militants et, surtout, l’apport qu’ils représentaient ».
Le but premier du journal était de communiquer sur les activités du parti : parler de son histoire, exposer son point de vue. Les Panthers se veulent totalement indépendants : aucune publicité dans leur journal.
Ils acceptent toutefois la publicité « amicale », notamment le soutien ouvert d’artistes comme le Grateful Dead, Carlos Santana ou Georges Benson.
Le journal est de plus en plus populaire et, dans la fin des années 70, son tirage est de l’ordre de 400 000 exemplaires… ce qui n’est pas du goût de tout le monde, notamment du FBI qui commence à flipper de l’ampleur du mouvement.
C’est alors que la machine à désinformation va se mettre en marche : le FBI infiltre le parti (des documents officiels l’ont depuis prouvé), les Panthers sont victimes de menaces et les stocks de journaux sot sabotés, mouillés pour ne plus être lisibles, ou volés.
Au total, l’état américain aura dépensé 22 millions $ pour saborder le mouvement et y parviendra : les Black Panthers se scindent et meurent.
Aujourd’hui, si beaucoup d’autres mouvements se réclament comme étant les héritiers de cette organisation, aucun n'a été officiellement reconnu par les membres originaux des Black Panthers.
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