A Beijing (Pékin), une minuscule boutique incontournable : Sugar Jar, exclusivement consacrée aux disques de musique chinoise « underground », abstract electronica ou noise-rock furieux.
Eh oui, ces galettes existent, même si elles ne se vendent qu’à quelques dizaines ou centaines d’exemplaires, elles ne passent jamais à la radio et sont clairement mal vues (mais pas interdites) par le pouvoir. Brian Eno ou le guitariste new-yorkais Elliott Sharp y ont fait leurs emplettes. Sharp déclare : « Cette scène me rappelle celle de New York en 1979, pour son sens exacerbé de la découverte et de la transgression ».
Les musiciens de Beijing s’appellent Wang Fan, Sulumi, Yan Jun (elctronica) Wu Na et FM3 (électronique plus instruments chinois), Sun Wei (créateur de collages sonores sous le nom de 718) et Dou Wei (rock psychédélique). A Shanghai, sévit un groupe de noise extrême, Torturing Nurse.
Dans la province de Sichuan, Huanqing enregistre des sons naturels ou urbains et les bidouille par l’électronique. Le plus connu de ces groupes est FM3, qui a créé une mini-synthé, la Buddha Machine, qui s’est déjà vendue à 50 000 exemplaires dans le monde et a inspiré des disques de remix.
On attend maintenant un label assez culotté pour distribuer en occident ces disques venus d’ailleurs !
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