Les derniers chiffres viennent de tomber, et c’est la cata : en une année, la vente globale de CD a encore chuté de plus de 20 % ! Et le marché du rap, jusqu’ici juteux, s’est effondré.
Les majors du disque se lamentent, car le téléchargement payant est très loin de combler le manque à gagner. Les coupables, ce sont évidemment les pirates, mais pas seulement les acrobates du téléchargement gratos.
En fait, 37 % des disques piratés sont des copies de CD qu’on fait sur son bon vieil ordi et qu’on file à ses potes.
Les analystes sont formels : le CD est un produit trop cher, il a fait son temps, les nouvelles générations ont pris goût à la musique gratuite, et le phénomène semble irréversible. Du coup, certaines majors sont à vendre, comme EMI, surtout depuis que son plus gros gagneur, Paul McCartney, a décidé de sortir son prochain album sur un label lancé par les troquets Starbucks, en espérant un nouveau genre de promo.
D’autres rachètent à tour de bras les maisons d’édition, qui rapportent grâce aux passages radio ou télé, au cinéma et aux sonneries de portable – Universal vient d’avaler l’éditeur BMG Music pour 2 milliards de dollars ! Ou bien elles vont « diversifier » leurs activités, notamment dans l’industrie publicitaire.
Heureusement, tout cela ne concerne pas trop les petits labels indépendants, les seuls à dénicher de vrais nouveaux talents.
Quant au livre, sa mort (car les Américains ne lisent plus) a été célébrée symboliquement par un libraire de Kansas City, qui a allumé, à la grande fureur des pompiers, un gigantesque bûcher funéraire pour les 20 000 livres qu’il avait en stock. Les flammes étaient visibles dans toute la ville !
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