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Irak, l’horreur à visage féminin

Jean Pierre Lentin - 21.01.08 | 10:38

Notre attention a d’abord été attirée par ce titre (issu du net, rien dans la presse française) : « Des laboratoires mobiles pour identifier et tuer des Irakiens ». Comme les avancées des technologies Big Brother nous préoccupent, nous avons suivi le fil.

D’abord, que sont ces laboratoires mobiles ? C’est un matériel informatique portable relié à des satellites, capable d’analyser en quelques secondes les empreintes digitales ou celles de l’iris pour les comparer avec une banque de données sur les personnes précédemment interpellées comme « insurgées ». Cette banque fiche actuellement plus d’un million d’Irakiens. Rappelons qu’il y 18 000 suspects en prison en Irak et que l’armée américaine prévoit 50 000 prisonniers d’ici la fin 2008.

La loi américaine permet d’abattre ces suspects sur le champ sans autre forme de procès, ce qui pose un léger problème éthique… Mais l’histoire se corse quand on connaît l’inventeur de cette nouvelle machine à tuer. C’est une femme, américaine d’origine vietnamienne, elle s’appelle Anh Duong.

L’histoire d’Anh Duong donne le vertige. C’est une ancienne réfugiée vietnamienne âgée de 47 ans et mère de quatre enfants. Le labo mobile n’est pas sa première invention à usage guerrier, elle est même considérée comme une des grandes spécialistes de la conception d’armes. A son actif, on trouve entre autres des super-bombes pour percer les cibles blindées.

En décembre 2007, dans une interview au Washington Post, anh Duong déclare froidement : « Dans une guerre, les combattants ont besoin de savoir comment se déterminer face à trois alternatives. Est-ce que je le relâche ? Est-ce que je le mets en détention ? Est-ce que je le tue sur le champ? »

Comme on dit là-bas, no comment. Et merci à l’excellent site d’info politique alternative Alencontre pour avoir sorti cette enquête.

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