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Jean Pierre Lentin - 21.09.07 | 15:59Cette fois, le cinéma américain vient d’inventer une vraie nouvelle vague. Car il faut dire que le ciné indé présenté au Sundance Festival n’est plus tellement différent de celui d’Hollywood. Les gros poissons y viennent chaque année pour croquer toutes les nouvelles idées…
Alors que le cinéma « mumblecore », lui, est carrément refusé au Sundance; c’est dire qu’il détonne. Il s’est doté d’un petit festival à lui, à Austin, Texas. Mais au fait, ça veut dire quoi, « mumblecore » ? Mumble, c’est marmonner, marmotter, manger ses mots, et core, c’est tout ce qui est extrême. Alors les films mumblecore sont fabriqués avec des budgets microscopiques, tournés en DVCam, et n’ont aucun scénario. Tout est improvisé par des « comédiens » qui sont les potes du réal, et ils ne font que dalle, ils bavassent écroulés dans des canapés, ils téléphonent, ils vont au bistrot du coin, ils font leurs courses au supermarché. Le son est tellement mauvais qu’on ne comprend généralement rien à ce qu’ils disent.
Le mumblecore se réfère à la nouvelle vague française et son contemporain le cinéma-vérité ainsi qu’à John Cassavetes, Jean Eustache, Eric Rohmer… Ce cinéma se veut le portrait sans concession d’une génération de branleurs qui ne s’intéressent à rien.
Pour ceux que ça tente, les « chefs d’œuvre » du genre, né en 2002, sont « Funny Ha Ha » et « Mutual appreciation », d’Andrew Bujalski, « Dance party USA » et « Quiet city » de Dean Katz, « Puffy chair », de Jay et Mark Duplass, « Kissing on the mouth » et « Hannah takes the stairs » de Joe Swanberg.
Y a-t-il un distributeur français intéressé ? Mmouais, c’est pas gagné, les gars. Au fait, quelqu’un aurait un ……. (suite intraduisible, puisque inaudible).
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