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Il était français, recordman du monde de natation, mais juif. Il se retrouva dans un camp de concentration. Il survécut, reprit la compète et retrouva le niveau. Un cas unique dans le sport : le destin d’Artem Nakache.

Lyon, 1942. Aux championnats de France de natation, le Toulousain Alfred "Artem" Nakache s'impose dans six épreuves sur huit (record qui tient toujours en 2005). En pleine guerre, il pique à l'Allemand Joachim Balke les records d’Europe des 100m et 200m brasse, puis le record du monde du 200 m brasse en 2'36"8, à Marseille en 1941. Ce n'était pas une surprise, Nakache était le premier nageur français depuis longtemps, participant aux J.O. de 1936 à Berlin.
Dénoncé comme juif, il est arrêté par la Gestapo en janvier 1944, déporté dans des mines de sel en Pologne, puis transféré à Buchenwald. Il en sort vivant, mais sa femme et sa fille de deux ans ne reviennent pas d'Auschwitz.
Nakache reprend l’entraînement puis la compétition et redevient le champion d’avant-guerre. Un an après sa libération, en 1946, il bat le record du monde du 3 x 100 avec son club des "Dauphins de Toulouse".
Artem Nakache, homme-poisson, mourut longtemps après la guerre, à 68 ans, d’une crise cardiaque en pratiquant son exercice quotidien : traverser à la nage les mille mètres du port de Cerbère.
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