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Cette semaine, arrêtez de fumer sans grossir, et les dernières nouvelles du MDMA.

Anti-cannabis contre obésité
Médicament issu de la nouvelle chimie des « cannabinoïdes », équivalents naturels du cannabis dans nos cerveaux, le rimonabant (une molécule inhibitrice des récepteurs au cannabis dans le cerveau) vient de passer brillamment la première épreuve clinique importante de ses vertus contre la boulimie et l’obésité (équipe de Xavier Pi-Sunyer, St Luke’s-Roosevelt Hospital, New York).
1602 patients corpulents en ont pris pendant un an tout en surveillant leur régime. Ils ont perdu plus de poids que les patients sous placebo (un « faux » médicament) – 6 kilos en moyenne, contre 1,6 kilo. Et en bonus, les taux de triglycérides (bon et mauvais cholestérol) sont améliorés « au-delà de ce qu’on pourrait attendre d’une simple perte de poids. » Troisième avantage, le rimonabant aiderait à se sevrer du tabac !
Un médicament miracle ? Reste quand même une énigme : pourquoi, sur les 3045 volontaires qui ont démarré le programme, la moitié l’a interrompu en cours d’année et n’a pu être comptabilisée dans le bilan final ? Le rimonabant n’a pas, en principe, l’effet psychotrope du cannabis. Mais il aurait des effets secondaires désagréables chez certains patients – nausées, étourdissements, diarrhées, vomissements.
En tout cas, il possède déjà un gros effet pervers attrape-gogos : le médicament ne sera pas commercialisé avant des mois (sous le nom d’Acomplia, par la firme Sanofi-Aventis, fin 2006 aux USA et en 2007 en France), et pourtant on le trouve déjà en vente sur des dizaines des sites internet ! S’agit-il d’habiles contrefaçons ou de vulgaires coupe-faim sans rapport avec le vrai produit ? Pour l’instant, mystère et boule de gomme…! Mais Sanofi-Aventis fait déjà pleuvoir les procès.
Décidément, l’ecsta c’est la cata

Destruction de neurones, chutes de l’immunité, risque de dépression chronique… La consommation régulière d’ecstasy apparaît de plus en plus, aux yeux des scientifiques, comme une mauvaise idée. Le mois dernier, une étude sur les rats (Michelangelo Iannone, Institut de neuroscience, Catanzaro, Italie) jettait encore un froid. Cette fois, on a donné du MDMA aux rongeurs tout en les soumettant à trois heures de bruit à fonds les décibels.
Résultat, le cerveau des bestioles dopées et assourdies met 5 jours à retrouver une activité électrique normale. Celui des rats qui ont reçu du MDMA sans le vacarme se rétablit en 1 jour. Conclusion : MDMA + musique à tue-tête + chaleur + sueur + danse non-stop = toutes les conditions pour que le produit soit au maximum de sa toxicité… Rappelons qu’à l’origine de sa popularité, dans les années 1980, le MDMA se consommait lors de séances de psychothérapie ou dans des soirées « new age » très cool…
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