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Deux niouzes qui puent un peu...

Deux histoires d’odeurs. D’abord une histoire qui schlingue. C’est un brevet américain, récemment accordé à cinq chercheurs de l’University of Southern California à Los Angeles, et porté à notre attention par Barry Fox, de l’hebdo New Scientist, qui fouille depuis 30 ans dans la twilight zone des brevets givrés.
Il s’agit d’un système de présentation des odeurs (scent delivery device), grâce auquel un individu peut être soumis à différentes molécules odorantes, selon un timing précis. Le dispositif consiste en une collerette, pilotée à distance, garnie de 12 cartouches odoriférantes. Si quelqu’un trouve une photo sur le net, qu’il en soit d’avance remercié. Y a de la poilade en perspective. Mais à quoi peut bien servir cet engin nasotrope ? Je vous le donne en mille : à donner des ordres aux soldats ! Réfléchissez : des ordres d’attaque qu’on pourrait communiquer en pleine nuit, sans qu’il y ait un son, ni même une voix dans une radio ! En plus, selon les chercheurs, les odeurs ayant un effet indubitablement émotionnel, on pourrait envoyer des ordres « auxquels on obéit sans se poser de questions ». Sic !!!!!

Et maintenant, une histoire qui sent peut-être bon. C’est une brève dans le numéro de novembre de Science & Vie : le staphylocoque doré peut être désormais dépisté à l’odeur ! Et par qui ? Par e-nose ! Un nez électronique ! Sur la photo, e-nose ressemble à un téléphone portable avec une longue antenne. Mais j’apprends dans la brève que les staphylocoques dorés émettent « un cocktail de molécules odorantes unique ». Grâce à des ingénieurs de l’université de Warwick (Royaume Uni), e-nose décèle la présence de ces microbes dans 99 % des cas en quelques minutes, alors que l’analyse d’échantillons de sang prend 3 jours.
Bon, vous vous en foutez, d’e-nose et des staphylocoques dorés ? Eh bien pas moi ! J’ai un compte à régler avec ces staphylos de mes deux. Ce microbe, de la famille des bactéries, fait des ravages dans les hôpitaux – des millions de morts par an dans le monde. Et il a bien failli me bouffer tout cru, il y a un an et demi. C’était moins une ! Alors, e-nose, j’en veux ! Vive e-nose ! Seulement voilà : si Pasteur a isolé cette bactérie en 1879, dans du pus de furoncle (berk !), on connaît aujourd’hui 35 espèces et 9 sous-espèces de Staphylococcus aureus, plus ou moins salauds, dont le très affreux SDMR (staphylocoque doré multi-résistant) Est-ce qu’e-nose fait la différence ? Hein ?
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